Keita Mariam Sangaré, « Être femme ne veut pas dire avoir des enfants et rester à la maison »

 Cette fois nous parcourons le marché de sebenicoro, pour aller à la rencontre d’une femme brave qui se serre quotidiennement la ceinture. Son travail est la vente de légumes frais, elle s’appelle Keita Mariam Sangaré et est mère de deux enfants. Voici la womanagerstory de Keita Mariam Sangaré celle qui n’attend pas les hommes pour faire les choses par elle-même.

1-Parlez-nous de vous et votre activité

 Je suis Madame Keita Mariam Sangaré, vendeuse de légumes dans le marché de sebenicoro. J’ai 29 ans, mariée et je suis mère de deux enfants (une fille et un garçon). Je me suis mariée depuis quatre  ans et mon mari Moussa Keita pratique le métier de menuisier à Lafiabougou.

J’ai commencé à vendre des légumes au marché il y a plusieurs années, bien avant mon mariage. J’ai ma place au marché de, et chaque matin dans cet environnement que j’apprécie, j’installe ma table et vend mes légumes.

 J’ai grandi avec ma grand-mère  dans mon village .Elle avait un gros jardin de légumes (tomates, piments, poivron…). Elle m’a enseigné  le métier de jardinière. Et ensuite on allait vendre  au marché vendre les légumes. C’est à partir de l’adolescence que j’ai embrassé ce métier, et depuis je m’y suis consacré et en a fait mon travail. Ma grand-mère était une femme brave, c’est grâce à elle que je devenue la femme entreprenante que je suis aujourd’hui.

 Comment faites-vous pour concilier votre vie d’épouse, de mère et commerçante ?

A ce niveau je n’ai pas de difficulté, et cela en partie grâce à mon mari, qui me témoigne une grande affection, et qui me soutient énormément. Au marché je suis la commerçante, à la maison la mère de famille ; pour dire que je donne son temps à chaque chose et à chaque personne.

Faites-vous face à des défis dans votre commerce ?

Oui, évidemment le défi principal c’est durant la saison pluvieuse où les légumes deviennent très chers. Ce qui me découragé par ce que personnellement j’ai  honte de les vendre à un coût très élevé à mes clients fidèles.

Je prends comme exemple les tomates, il arrive un moment où j’arrête d’en vendre parce que elles deviennent très chères, limite on a aucun bénéfice sur les ventes. A long terme je veux acheter des parcelles et devenir fournisseur. Je connais assez bien le métier de jardinière. Et avec mon mari, nous sommes entrai de concrétiser le projet.

Quels sont vos conseils pour nos lectrices ?

 Nous les femmes, nous devons savoir que les hommes ne peuvent pas satisfaire tous nos besoins. Il faut que nous contribuions aussi au développement et au bon fonctionnement de la famille. Nous devons être capables de subvenir à nos besoins en tant qu’individu.

Je tiens aussi à lancer un petit message à  toutes ces femmes qui ont l’opportunité de travailler et qui refusent de le faire. Etre femme ne veut pas dire avoir des enfants et rester à la maison, Etre femme signifie aussi travailler dur  pour satisfaire nos besoins et ceux de nos enfants.