[ 31 juillet] Aoua Keita, symbole de l’engagement des femmes en Afrique!

Pour la journée panafricaine de la femme, nous partageons avec vous chères lectrices le portrait d’Aoua Keita, une pionnière du panafricanisme. Cette journée a été initiée à l’issue du premier congrès de l’organisation panafricaine de la femme le 31 juillet 1974 à Dakar au Sénégal. Cette journée est en fait le fruit d’un processus lancé douze ans auparavant, en 1962 à Dar es salaam en Tanzanie par des femmes qui ont créé la toute première organisation féminine d’Afrique dénommée la conférence des femmes Africaines « CFA », le mouvement des panafricaines était né.
Biographie
Aoua Keïta (1912-1980) est une sage-femme malienne et une militante anticoloniale. Née à Bamako, elle fut admise au sein de la première école pour filles de la ville en 1923. Elle poursuivit des études de sage-femme à l’École de médecine de Dakar, dont elle sortit diplômée en 1931. Membre du Rassemblement démocratique africain (RDA), elle contribua à la mise en place de sections féminines et prit en charge la propagande électorale dans les nombreux postes où elle fut affectée en tant que sage-femme.

Un symbole de l’engagement des femmes en politique
En 1958, elle fut nommée commissaire à l’organisation des femmes de son parti et, l’année suivante, elle devint députée, ce qui en fit la première femme d’Afrique francophone élue à l’Assemblée législative de son pays. Parallèlement à ses activités politiques, Aoua Keita créa un syndicat féminin en 1956 et participa à la mise en place d’une organisation féminine panafricaine.
Militant pour l’amélioration des conditions de vie des femmes africaines, elle contribua à la rédaction et à la promulgation, en 1962, d’un Code du Mariage et de la Tutelle du Mali, qui accordait de nouveaux droits aux femmes. Son autobiographie, publiée en 1975 et récompensée par le grand prix littéraire d’Afrique noire un an plus tard, est un récit exceptionnel sur l’engagement professionnel et politique d’une sage-femme africaine à l’époque coloniale.
source: :http://fr.unesco.org/womeninafrica/