[20 janvier] Lieutenant-colonel Nema Sagara, un exemple de dévouement et d’engagement !

Pour le #20 janvier, la date d’anniversaire de l’armée Malienne, nous avons voulu partager avec vous, chères lectrices les portraits de ces femmes, qui font un travail remarquable au sein de l’armée Malienne. Dans cet article, retrouvez le parcours de l’une des femmes militaires les plus haut placées en Afrique et l’une des rares officières maliennes à avoir été au combat. Il s’agit de la lieutenant-colonelle Nema Sagara.

Parcours

Colonelle Nema Sagara s’engage dans l’armée après l’obtention de son Baccalauréat. Elle passe rapidement le certificat d’aptitude 1 et 2. Elle a également suivi des formations en France et aux Etats Unis.
De 1997 à 2012, elle sert dans plusieurs bases militaires notamment la base aérienne de Bamako 100, la base aérienne de Bamako-Sénou 101 et le quartier général de l’état-major des armées maliennes. Elle a également servi à la Mission des Nations Unies au Libéria (2004-2005) et a été enseignante à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye (2007-2009) et au centre de formation de base de Koutiala (2012-2013). En 2013, lors du conflit dans le nord du Mali, elle était le numéro deux de l’armée malienne dans la région de Gao récemment sortie de la coalition des islamistes. Elle est à la tête de l’action « militaro-civile » dans la région.
En 2015, elle est nommée commandante adjointe de la base aérienne de Bamako 100 et devient commandante de cette base en 2016. Depuis 2017, elle est responsable du Secrétariat permanent de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.

Photocredit: wikimedia

Un modèle de courage et de dur labeur

Lieutenant-Colonel Nema Sagara fait partie des  premières femmes ayant intégré  de l’air. La jeune dame a gravi étape par étape les échelons, de simple soldat à Lieutenant colonelle. Elle confie lors d’une interview « c’est très simple, quand on a la volonté de faire quelque chose, on peut l’accomplir malgré les obstacles. L’armée était considérée comme un métier d’hommes, mais au fil du temps les femmes sont en train de se faire une place ».
Comme message pour les femmes, elle nous dit : « Je dirai aux femmes que dans leurs services, le favoritisme les mettra toujours dans des positions de faiblesse. Quand on veut toujours la facilité, on est obligé de raser le mur, de se soumettre. Je ne dis pas d’être rebelle, mais il faut savoir garder sa personnalité. Les femmes doivent se battre pour gagner leur place dans la société ».

Photocredit: Boubou Sidibe